Rivières (sur neige)

Deuxième week-end de marché de Noël dans différents lieux. Après le nord-ouest de l’Aveyron, nous prenons la direction du Tarn et des Rivières, un petit village situé précisément entre Gaillac et Albi. Les premières neiges ont recouvert les prés ainsi que les toits aveyronnais et tarnais, et nous ressentons pour la première fois l’atmosphère d’un vrai marché de Noël.

Les attentes pour ce week-end sont élevées. Après la déception de Vailhourles, nous espérons d’abord attirer plus de visiteurs pour favoriser les échanges, et ensuite augmenter les ventes. La passion est bien présente, mais les coûts engagés doivent être couverts. Les premières inquiétudes apparaissent face au manque de communication et à l’absence de panneaux sur le bord des routes. Les gens seront-ils suffisamment informés pour faire l’effort de se rendre dans ce petit village, idéalement situé mais aussi isolé ? Nous choisissons de faire confiance à l’expérience des organisateurs. De toute façon, comme la semaine dernière, nous n’avions pas vraiment le choix, le peu d’offres de marchés de Noël à cette période se faisant ressentir.

La première découverte de ce marché est l’emplacement. C’est toujours un moment décisif car il permet de se situer et de s’organiser. En l’occurrence, nous remarquons assez vite le peu d’espace dont nous disposons. Nous savions dès l’inscription que nous avions pris 2 tables d’1,20 m. Mais le voir en réalité réduit directement les possibilités de configuration de la table, surtout après les 3,60 m de la semaine dernière. Ajoutez à cela quelques oublis qui m’obligent (Valentin) à me rendre à Albi pour acheter un support pour notre tableau d’hortensias, la préparation est… express !

Nous avons fini de poser les prix, revus pour l’occasion, aux alentours de 16h, juste à temps pour le début du marché. Les gens commencent à arriver, principalement des familles, dont celle d’un ancien collègue. Beaucoup de regards, de questions, d’échanges, mais peu de ventes concrètes. Nous sommes également quatre joailliers à exposer, chacun avec un style différent mais partageant la même thématique. Cela impacte donc le chiffre d’affaires. Et encore une fois, nous devons nous rappeler que nous débutons tout juste dans ce domaine.

La majorité des personnes arrivent entre 16h30 et 18h30. Nous comprenons qu’à mesure que la nuit tombe, il y aura moins de monde. À 20h30, nous rangeons nos affaires, prêts à profiter de notre nuit en Airbnb et à affronter la journée du lendemain, de 9h30 à 17h30.

Après les gelées nocturnes, le brouillard s’est levé sur Rivières. Quelques flocons de neige, bien que très rares, sont tombés durant la nuit. Nous préparons le stand pour accueillir les premiers clients de la journée. Les visiteurs arrivent de manière régulière et progressive jusqu’à midi. Les effluves de soupes au fromage, de chouchous et de chocolat envahissent nos sens. Les ventes ont lieu, mais nous sommes loin des mois de novembre fastes d’il y a quelques années, lorsque les foules se pressaient dans les marchés de Noël. « Le mois de novembre est anormalement calme », confie notre voisine de stand. « Après la pauvre semaine dernière, celle-ci confirme un mois de novembre très faible en ventes », ajoute-t-elle. Est-ce un bon signe ? Plutôt un espoir auquel se raccrocher en attendant des jours meilleurs.

Les gens commencent à revenir en début d’après-midi. Vers 15h, le moment tant attendu arrive enfin. C’est l’heure de vérité. Les discours bien préparés, je peux enfin commencer à expliquer les produits aux clients qui le demandent. Nous parvenons à enchaîner les ventes et naturellement, le moral suit. Nous échangeons avec grand plaisir avec les clients sur les différents éléments naturels utilisés par Maja dans ses produits, sur le storytelling de la gamme Océan, Hortensia, Marguerite ou encore Orchidée, et surtout, nous commençons enfin à être prêts à vendre un produit fini. Mon meilleur ami Alexis, sa copine Justine et leur enfant Raphaël viennent nous rendre visite, et c’est un grand plaisir de les retrouver. Le reste de la journée se déroulera parfaitement jusqu’au moment du démontage du stand à 17h30 et du retour au pays. Le brouillard monte sur la route, nous enveloppant de sa brume, rendant la route à peine visible. Le déchargement de la voiture sous une pluie battante et un froid hivernal achèveront cette journée et ce week-end frais en tous points. À la semaine prochaine pour de futures confidences…


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